

Affiches omniprésentes, retour de Tim Burton, utilisation de la 3D, Johnny Depp dans le rôle du Chapelier Fou : l'appel était trop fort. Certes, j'avais boudé Avatar, mais cette fois, j'avais envie de voir ce que pouvait donner ce Alice in Wonderland. Le rendez-vous fut pris avec des amis. Pop-corn, lunettes 3D, salle remplie, discussions en attendant que le film ne commence.
Peut-être que ce n'était pas nécessaire, finalement.
Au final, je garderais l'image d'un beau film. Ce n'est certes par une très bonne référence - je n'ai pas lu le livre à l'origine de toute cette histoire - mais puisque j'ai été bercée par le Walt Disney et notamment l'adaptation en dessin animé, je trouvais agréable de replonger dans un univers connu. Une hitoire d'ailleurs, qui, finalement, ressemble beaucoup à celle dont elle est la suite. Alice, qui a tout oublié, fait ainsi les mêmes erreurs, ce qui arrache un petit sourire amusé, mais pas plus. L'histoire est classique & fonctionne, quoiqu'un peu longue au démarrage, trop rapide sur la fin. Heureusement que le jeu des acteurs est bon, parfois un peu caricatural, mais collant au final avec les personnages. Avec une dizaine d'années de moins, j'aurais été éblouie. Mais là, je reste sur ma faim.

L'univers, déjà. On aurait pu s'attendre à du psychédélisme complet, une improvisation technique, des images éblouissantes, un côté gothique déjà vu dans d'autres Tim Burton. Il me semble cependant que Tim Burton reste cependant dans le cahier des charges de Disney. Il reproduit une histoire déjà prête, sans se laisser aller à plus de subtilités, sans innover. Quant à la 3D, elle n'ajoute pas grand chose. Une notion de profondeur, pourquoi pas. Mais au final, on se demande si ce n'est pas un peu gadget.
L'histoire, ensuite. Moi j'ai réussi à entrer dans l'histoire, finalement, mais ce n'est pas si évident & je suis plutôt bon public. Les évènements s'enchainent de manière assez prévisible, pour arriver au dénouement sans qu'on ait vraiment eu le temps d'apprécier les péripéties - alors que l'entrée en matière est assez longue. Comme je l'ai déjà dit, l'originalité manque. Surtout pour la conclusion, la dernière scène, où on se demande un peu ce que cela fait dans un Tim Burton.
& Où est la poésie du réalisateur ? La beauté fascinante d'Edward aux Mains d'Argent ? Dommage qu'elle se soit perdue en cours de route, happée par Disney. Après ce n'est que mon avis ; à toi de commenter ;)